Historique

Conseil régional et comités directeurs de tous les secteurs

Mission

Rôles et tâches des comités directeurs

Fondation Laure-Gaudreault

                                                         Historique

 OUTAOUAIS - RÉGION 07

Sise à proximité de la Capitale nationale, une grande partie de la région 07 longe les bords de la rivière Outaouais qui sépare le Québec de l’Ontario.  Cette situation fait notre différence puisque nous vivons à proximité de cette province et que souvent, parents et amis résident ou travaillent de «l’autre côté de la rivière ».

La région 07 se divise en sept secteurs (il n’y a pas de rapport avec le numéro que nous portons...) dont certains sont strictement ruraux, d’autres  mixtes et quelques uns situés en zone urbaine.  D’ailleurs, nous nous targuons d’avoir deux secteurs qui se démarquent de tous ceux compris au sein de l’Association. 

En effet, nous avons le plus grand secteur au niveau du territoire, celui d’Ottawa qui couvre neuf provinces du Canada et le reste de la planète.  Nous avons aussi le plus petit secteur de l’AREQ au niveau du nombre de membres, soit le secteur du Pontiac.

Fondée le 12 novembre 1972 par mademoiselle Emma Massie, décédée le 8 mai 2008 à l'âge de 104 ans, sept membres féminins assistaient à cette première réunion. L’AREQ venait de naître dans l’Outaouais. Au bout de six mois,  notre région prenait de l’ampleur puisque 26 membres en faisaient parties.

En octobre 1973,   trente-six retraités venus de tous les coins de l’Ouest québécois se rendent à Montréal pour l’assemblée générale, qui n’était pas encore pas encore appelée Congrès comme le décrivent nos statuts et règlements actuels.

En 1975, notre fondatrice déménage à Ottawa et crée la région 10 appelée alors «Autres pays autres provinces». Cette région perd son statut après dix ans de vie, soit en 1985, et devient le secteur H, intégré à la région 07.

À partir de 1975, sous la responsabilité d’un C.E., les secteurs sont dirigés par une responsable qui plus tard deviendra présidente.  Cinq ans plus tard, en 1980, le premier secteur prend vie et ce sera le secteur A, Haute-Gatineau. Il est suivi par le secteur du Pontiac en 1981, celui de la Petite-Nation en 1982, la Lièvre, Hull-Aylmer, Gatineau (aujourd’hui, Les Draveurs) en 1984 et le secteur H, Ottawa en 1985. De 26 membres en 1972, nous comptons aujourd’hui 1971 membres.

Depuis sa fondation, neuf personnes ont été élues à la présidence de la région et sur ces neuf personnes, huit étaient des femmes. Peut-on dire que les femmes y ont été pour beaucoup  dans l’expansion et la survie de notre région ?

Voici ces bénévoles qui ont donné de leur temps, sûrement de leur argent et souvent de leur voiture...; pour le bien de la vie aréquienne :

1972-1975                    Emma Massie

1975-1976                    Rose-Aimée Comptois

1976-1983                    Suzanne Lalonde

1983-1985                    Maurice Auger

1985-1988                    Gabrielle Tolszczuk

1988-1992                    Lise Lamont

1992-1997                    Camilla Vautour

1997-2003                    Adrienne Carpentier

2003-                           Claudette Caron-Vaillancourt

Après la fondation des secteurs, le besoin se fait sentir de communiquer les mêmes informations à tous les membres. Dès 1988, la région se dotait d’un petit bulletin, «Liaison», qui était distribué uniquement aux membres présents lors de l’assemblée générale.  Par la suite, une nouvelle équipe met sur pied un bulletin annuel qui se veut plus complet, le «Reflet», et qui est envoyé à tous les membres. Il existe encore aujourd’hui.

Dès 1984, la région se fait connaître au niveau de toute la province en acceptant de recevoir les participants au CONGRÈS PROVINCIAL. Ce n’est qu’une première fois puisque nous accueillerons à nouveau les congressistes en 1990. Puis le vieil adage : «Jamais deux sans trois» s’avère vrai, car en 2005, nous sommes les hôtes d’un autre congrès, et pas le moindre. En effet, c’est le premier Congrès par délégations et c’est à Gatineau, secteur Hull, que ça se passe.

Toujours prête à prêter main forte aux organismes qui relèvent de l’AREQ, la région 07 s’implique à fond dans la Fondation Laure-Gaudreault et c’est la première région à organiser un tournoi de golf au profit de la dite fondation. Le secteur Gatineau brise la glace. Par la suite, se sont ajoutés les secteurs Lièvre et Petite-Nation qui, en alternance avec Gatineau, organisent un tournoi de golf au profit de la fondation. En plus, le secteur Hull-Aylmer organise tous les ans, un QUILLETON et un Whist militaire qui enrichissent la fondation de plusieurs milliers de dollars.

Voilà un survol de notre région. Un écrit aussi bref ne permet pas de faire transparaître l’âme qui l’anime. En effet, si elle est aussi vivante, c’est grâce à la joie de vivre qui caractérise ses membres, à leur engagement et surtout à leur solidarité. Nous regorgeons de talents mis à son service et au service des membres. Notre région est belle, elle est unique et nous en sommes fiers.

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La Mission

L'AREQ reconnaît, dans les volets de sa mission, le principe de l'égalité entre les femmes et les hommes.

1er volet : promouvoir et défendre les droits et les intérêts économiques, sociaux et culturels des membres.

2e volet : s'engager prioritairement à exiger le droit de vieillir dans la sécurité et dans la dignité.

3e volet : contribuer à la promotion et au respect des droits des femmes et des hommes retraités.

4e volet : participer à la réalisation d'une société plus égalitaire et plus démocratique.

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Rôles et tâches des comités directeurs

La présidence: son rôle

 

La présidence est la représentante de l’AREQ au niveau local et son porte-parole officiel. Elle est la gardienne des orientations de l’AREQ et le leader du comité directeur. Elle agit pour et au nom des membres qu’elle représente auprès du conseil régional et du conseil provincial. Elle participe au congrès comme déléguée.

 

La présidence: ses tâches

Ses tâches sont décrites à la page 31 des statuts et règlements 2005-2008. Toutefois, les éléments suivants peuvent éclairer ou préciser certains aspects de ses tâches.


1- Elle convoque les réunions du comité directeur.

2- Au comité directeur, elle dirige les discussions et voit ;aux respect des règlements.

3- Elle fait partie d’office de tous les comités.

4- Elle dispose d’un vote prépondérant en cas d’égalité des ;voix.

5- Elle voit à la planification et à la coordination de l’action des membres du comité directeur.

6- Elle fait rapport à l’assemblée sectorielle annuelle des ;activités de l’année.

7- Elle signe les procès-verbaux (comité directeur et assemblée générale sectorielle) conjointement avec

    la ou le secrétaire.     

8- Elle s’acquitte de toute autre fonction découlant de sa charge et remplit tout mandat qui lui est confié

    par le comité directeur.

 

La 1re vice-présidence

Ses tâches ne sont pas spécifiquement décrites à la page 31 des statuts et règlements 2005-2008. Toutefois, les éléments suivants peuvent éclairer ou préciser certains aspects de ses tâches.

1.

En cas d’absences, de refus ou d’incapacité d’agir de la présidence, elle remplace cette dernière, en assume les fonctions et exerce les pouvoirs, sauf la signature des chèques et autres effets de commerce, à moins d’une résolution spécifique de l’assemblée sectorielle.

2.

Elle assiste la présidence dans ses fonctions.

3.

Elle partage avec la présidence certains champs d’activités de la manière déterminé par le comité directeur en début d’année ou revu selon la conjoncture.

4.

Participe assidûment aux réunions et activités du comité directeur.

La 2e vice-présidence

Ses tâches ne sont pas décrites à la page 31 des statuts et règlements 2005-2008. Toutefois, les éléments suivants peuvent éclairer ou préciser certains aspects de ses tâches.

1.

En cas d’absences, de refus ou d’incapacité d’agir de la 1re vice-présidence, elle remplace cette dernière, en assume les fonctions et exerce les pouvoirs, sauf la signature des chèques et autres effets de commerce, à moins d’une résolution spécifique de l’assemblée sectorielle.

2.

Elle assiste la présidence dans ses fonctions.

3.

Elle partage avec la présidence certains champs d’activités de la manière déterminé par le comité directeur en début d’année ou revu selon la conjoncture.

4.

Participe assidûment aux réunions et activités du comité directeur.

Le secrétariat

Ses tâches sont sommairement décrites à la page 32 des statuts et règlements 2005-2008. Toutefois, les éléments suivants peuvent éclairer ou préciser certains aspects de ses tâches.

1.

La personne responsable du secrétariat à la garde des archives du secteur et voit à la conservation de tous les documents.

2.

Elle voit à la correspondance et garde copie de toutes les lettres.

3.

Elle accomplit tout mandat qui lui est confié par le comité  directeur.

4.

Elle ou il signe les procès-verbaux du comité directeur et de l’assemblée générale sectorielle, conjointement avec la présidence.

5.

Elle participe assidûment aux réunions et activités du comité directeur.

La trésorerie

Ses tâches sont sommairement décrites à la page 32 des statuts et règlements 2005-2008. Toutefois, les éléments suivants peuvent éclairer ou préciser certains aspects de ses tâches.

1.

La personne responsable tient une comptabilité approuvée par l’AREQ.

2.

Elle dépose intégralement les recettes du comité directeur   dans un compte à une institution financière tel que déterminé par le comité directeur.

3.

Au début de chaque année financière elle prépare et présente un projet de budget qu’elle soumet au comité directeur pour adoption.

4.

Elle présente régulièrement des rapports financiers au comité directeur.

5.

Elle accomplit tout mandat qui lui est confié par le comité directeur.

6.

Elle participe assidûment aux réunions et activités du comité directeur.

Conseillères et conseillers

Tâches non décrites aux statuts et règlements. Nous suggérons les tâches:

1- Participe assidûment aux réunions et activités du comité.

2- Elle accomplit tout mandat qui lui est confié par le comité directeur.

 

 Fonctionnement d’un comité directeur (Suggestion)

Je suggère d’utiliser les règles de fonctionnement que nous avons adopté en Conseil régional.

En voici un bref résumé: 

  

   1- Respect des personnes en tout temps.

   2- Respect des opinions en tout temps.

   3- Recherche de consensus.

   4- Si le consensus ne peut être atteint on procède au vote.

       

Il y a majorité pour ou contre.

A.

Si la majorité est pour, on présume que ces personnes supporteront la résolution en assemblée. 

B.

Les personnes qui ont votées contre et qui n’expriment pas leur dissidence, sont considérées comme se ralliant à la majorité et supporteront, eux aussi, la proposition en assemblée.

C.

Si les personnes qui ont voté contre ne peuvent se rallier, (cf. le N.B. qui suit) elles doivent exprimer clairement leur dissidence, immédiatement après le vote. Dans ce cas, et seulement dans ce cas, elles pourront intervenir publiquement contre la proposition qui a été adoptée à majorité. Cette façon de faire évitera que des gens se sentent trahis car ils sauront à l’avance ce qui les attend.

N.B. La dissidence est un geste grave et sérieux. Ça veut dire que nous avons un ou plusieurs motifs (moraux, légaux, fondamentaux ou de principes) qui justifient que nous sommes incapables de nous rallier à un décision pourtant majoritaire. Dans ce cas le droit à la dissidence doit être respecté.


C’est donc plus sérieux que le fait que notre proposition n’ait pas été retenue, ou qu’on diffère d’opinion sur le moyen utilisé pour atteindre l’objectif.

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Fondation Laure-Gaudreault

Laure Gaudreault est née à La Malbaie en 1889. C'est sa mère qui enseignait à ses enfants, six filles et quatre garçons, car il n'y avait pas d'école dans le rang où les Gaudreault habitaient.

C'est à l'âge de 13 ans qu'elle commence à fréquenter la «vraie école», au couvent des Sœurs Grises de la Charité, à La Malbaie. À 17 ans, Mlle Gaudreault devient institutrice dans Charlevoix. Elle se trouve à la tête d'une classe de 48 filles de tous les âges, avec comme salaire, un maigre 125$ par an… le dixième de ce que pouvait gagner un instituteur urbain.

La jeune fille veut devenir religieuse chez les Ursulines mais sa santé l'oblige à renoncer à cet état de vie. Après avoir enseigné jusqu'en 1919, c'est la mort dans l'âme qu'elle doit quitter son poste pour cause de maladie. Puisque Laure Gaudreault ne peut plus enseigner, elle va écrire. Ses buts : être utile, participer à une prise de conscience collective et surtout faire en sorte que les institutrices rurales puissent avancer la tête haute. Elle poursuit son travail de journaliste en dénonçant les conditions de travail imposées aux jeunes institutrices.

Celles-ci redoutent de subir les foudres de MM. les commissaires, de M. l'inspecteur, de M. le Curé ou pire encore, de Mgr l'évêque. En 1936, avec une trentaine d'entre elles, naît l'ACIR, l'Association catholique des institutrices rurales. La petite caisse de l'association possède 625$.

Un an plus tard, 13 associations voient le jour et 300 institutrices se réuniront pour le premier Congrès provincial à La Malbaie.

Qui était Laure Gaudreault ?

Laure Gaudreault va frapper à la porte des hommes politiques et, au besoin insistera mais sans jamais se départir de la politesse et de l'élégance qui lui étaient propres. Difficile d'envoyer paître quelqu'un qui s'adresse à vous avec déférence. On n'évinçait pas LaureGaudreault. Son attitude en était une de gagnante et elle a gagné. Même Maurice Duplessis qui avait fait peu de cas des demandes antérieures de l'ACIR dut recevoir et écouter les doléances des institutrices rurales.

Ensuite, Laure Gaudreault devient présidente de la FCIR, la Fédération catholique des institutrices rurales de la province de Québec. Un salaire annuel de 450$ lui est assuré. On ne parlait guère alors de délégués syndicaux ou de conventions collectives, mais la semence était jetée et la récolte suivrait. Elle participe à la rédaction de «Notre petite feuille» qui deviendra en 1941 «Notre feuille», un mensuel au service de la cause des enseignantes rurales. Celui-ci deviendra «L'enseignement», pas si lointain ancêtre de «Nouvelles CSQ» aujourd'hui tiré à plus de 100 000 exemplaires.

Active dans le syndicat des enseignants jusqu'en1965. Laure Gaudreault a de plus contribué à la fondation de l'AREQ, un regroupement d'envergure et d'avenir. Détermination, intelligence, ardeur au travail et dévouement constant ont fait de la syndicaliste une militante redoutable et souvent redoutée.

Nicole Aubry Hébert

présidente régionale de la Fondation Laure-Gaudreault

 

 

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